Il faut savoir une chose quand vous partez pour Capri, le ferry part toutes les demi heures. Le prix augmente au fur et à mesure de la journée. Plus vous partirez tôt, moins les prix seront chers. Étant parti à 10h10, j’en ai eu pour 43 euros par personne pour un trajet aller retour.

Le trajet dure 1 heure.

 

Pour se rendre au port Beverello (port de départ de Naples pour Capri) j’ai mis 30 minutes en marchant. J’aime marcher surtout dans les villes que je ne connais pas. Mais pour réussir à arriver à l’embarcadère, il faut bien ouvrir les yeux car absolument rien n’est indiqué. Nous devons trouver par nos propres moyens, demander à des passants qui nous indiquent que c’est tout droit.

Effectivement après avoir longé tout le port, nous trouvons enfin les points de vente de tickets. Il est 09h45 et déjà un monde sans précédent attend pour acheter ses billets. Je me dis clairement qu’il faut être patient et que cela ne durera pas longtemps. Et je dois dire que c’est allé assez vite ! Mais passons une fois de plus l’amabilité des locaux qui nous prennent pour du bétail, ne font aucun effort de compréhension (je parle un italien approximatif).

Nous attentons la navette qui doit venir nous chercher. Une fois de plus, aucune information sur le quai d’embarquement. Les touristes nous accompagnant s’inquiètent aussi de savoir quel bateau il faut prendre. Nous finissons par deviner qu’il s’agit d’un bateau qui approche des côtes. J’entends des « mais c’est bien celui-la pour Capri ? … Attends bouge pas je vais voir…Vas-y demande aux gens de devant… » Pour vous dire la parfaite organisation !

 

Donc pas de quai affiché, des centaines de personnes qui attendent et pas d’information quant au bateau qui nous transporte… Le petit agacement commençait déjà à pointer le bout de son nez.

Nous faisons la queue pour monter dans le bateau avec un membre de l’équipage qui nous crie dessus pour avancer plus vite. J’ai clairement eu l’impression d’être du bétail qu’on envoie à l’abattoir.

 

La déception… Voir qu’il n’y a pas de places assises en extérieur. Moi qui voulais profiter du soleil et de la vue, impossible. Nous nous asseyons à l’intérieur sans aucune vue sur la beauté du paysage. En arrivant sur l’île, j’aperçois une marée humaine qui se dirige vers le centre de la ville.

Les paysages sont sublimes, l’eau translucide. Pensant que l’arrière saison avait commencé,

je ne pensais pas avoir autant de monde proche de la fin septembre. M’étant renseigné avant, je savais que je devais prendre des tickets pour le funiculaire afin de monter au village de Capri. Ce à quoi je m’attendais le moins, c’est la file d’attente interminable pour acheter les fameux tickets ! Attendre déjà 30 à 40 minutes sous le soleil n’était pas suffisant. Voir qu’il y avait le double de queue pour monter dans le funiculaire, finit de m’achever.

Les tickets ne sont pas très chers, 4 euros aller/retour par personne. On a clairement choisi l’option deux, qui était de marcher jusqu’au village dans la montagne en 30 minutes à peine. J’ai fait mon sport de l’année car ça monte dur pour voir le village de Capri ! Mais les paysages sont vraiment sublimes.

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Arrivés au village, j’observe autour de moi et que vois-je ? Oh bien une seconde marée humaine en plein cœur de la place principale. Les bras m’en tombent. Je fuis le monde en quelques secondes en m’engouffrant dans les petites rues typiques. Des rues vraiment belles mais sans aucune vie. En fait c’est tout ou rien ! Ayant fais le tour rapidement de la placette à la recherche d’une terrasse calme (ça n’est jamais arrivé) nous prenons la décision de traverser l’ile de haut en bas pour voir la plage de Piccola Marina. Sur le papier, c’est magnifique, l’eau est transparente, ça fait tellement rêver, les petits parasols de couleurs (j’avoue, je me dis que les photos pour instagram seront folles...que neni !).

 

Je vous passe le moment ou l’on s’est perdu ? Bon je vous le raconte vite fais…On s’est perdus pour rejoindre Piccola Marina. La personne de l’office du tourisme nous avait dit qu’en 20 minutes on arriverait à cette fameuse plage. Nous avons mis 1 heure… Sous le soleil, on avait déjà fini nos bouteilles d’eau ! Bref, le moment fatidique arrive ou nous apercevons au loin l’eau incroyablement bleue. Je n’avais jamais vu cela auparavant. Mais le spectacle visuel a vite été gâché par le monde une fois de plus. Tellement de vacanciers sur leurs serviettes à faire la crêpe que l’on ne voyait pas les galets ! En prime un amat de baigneurs qui blanchissent l’eau avec la crème solaire… La vue fut tout de suite beaucoup moins sublime !

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Il se fait faim non ? Et si on allait se faire avoir dans un super restaurant de Piccola Marina ? Allé c’est parti ! Ma passion à moi ? Me faire prendre pour un pigeon !

Nous tentons notre chance dans un restaurant qui borde l’eau. J’hésite à choisir celui-ci mais au vu de ce que l’ile a à nous proposer, je ne trouverai pas mieux…

Un serveur d’une amabilité…. Je vous passe le détail à nouveau. Ici pas d’eau du robinet, interdit de prendre des carafes, c’est bouteille d’eau minérale obligatoire. Je commande des raviolis à 17 euros. Je ne mens pas quand j’annonce que j’ai eu 6 raviolis dans le fond de l’assiette avec une feuille de basilic toute sèche. Les gnocchis ressemblent à des vieux morceaux de fromage qu’on met dans les poutines. Le sang me monte à la tête, je commence à avoir chaud et j’ai surtout encore très faim. 16 euros pour les gnocchis.

On se dépêche de finir nos plats et on s’en va. Bien sur, je suis doté d’une « grande bouche » à la Jolly donc après que la serveuse m’arrache littéralement mon billet, je lui dis clairement ce que je pense du service minable, du prix démesuré comparé à la quantité et que la façon dont elle a pris mon argent était inacceptable. Evidemment tout le monde m’a regardé mais en bon Jolly qui se respecte, ça ne me fit ni chaud ni froid.

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L’après-midi a été plus calme et plus sympa je dois le reconnaître. A base de balades dans les coins plus reculés, visite de petits chemins résidentiels, photos pour Insta et le blog… On a quand même passé un bon moment, loin des touristes.

Vers 16h30 nous regagnons la plage principale de Marina Grande pour une petite baignade ! Enfin je vais pouvoir montrer à toute la plage mes talents de nageur et plongeur. Ok je m’emballe… J’ai fais trois brasses et je suis sorti. Mais c’était vraiment top avec peu de monde cette fois.

 

17H45 arrive et il est temps de retourner à Naples.

 

Après une bonne douche et un rechargement des batteries téléphone, il est temps de filer diner ! Après avoir consulté les avis, les recommandations d’un guide et les réseaux sociaux, nous avons décidé d’aller à un premier restaurant. Quelle surprise de voir encore une file d’attente ! Ce n’est pas grave, on garde le moral et on file à une autre adresse à 20 minutes de marche (à ce moment-là on aime toujours la marche). Deuxième déception, une nouvelle file d’attente interminable. Je sors mapster de ma poche et je cherche la place Bellini à 15 minutes à pied du deuxième point. Il faut savoir qu’internet m’a vendu cette petite place, comme LA place trop mignonne de la ville ou on trouve de tout ! À manger, à boire… Je n’ai vu que des bars type rue de la soif, pas de food… On décide alors de retourner dans la rue de la veille ou nous avons mangé un arancini. Nous avons trouvé un restaurant au bout de 1h30 de recherche. Un resto bien sur ou on vous arrache l’assiette à peine vous avez terminé votre bouchée, on vous dépose le ticket pour payer mais on ne vous propose pas de desserts.

 

 

Il me reste une chose, c’est aller me coucher en espérant que la journée de demain sera meilleure. Ah oui j’allais oublier, sur l’ile j’ai perdu une chemise trop belle que j’adorais… Je l’ai posé quelque part et m’en suis rendu compte que dans l’après-midi ! Vraiment top cette journée !

 

Je te donne rendez-vous demain pour la suite et fin de mon voyage à Naples. Demain c’est la ville que je visite. Si tu as envie de savoir pourquoi nous avons failli avancer notre vol bien je te dis à demain !

NAPLES POUR DEUX JOURS

partie 2

retrouvez la partie 1 ici

UNE JOURNEE A CAPRI 

©2019 by 1m62 / Camille JOLLY