MA RECONVERSION PROFESSIONNELLE

partie 2

retrouvez la partie 1 ici

QUAND LA PEUR DE SE LANCER DEVIENT UN MOTEUR

Avant de vous raconter la suite, je voulais vous remercier pour vos réactions commentaires, encouragements aussi bien ici que sur Instagram. Cette partie 1 était très personnelle. Il était important pour moi que vous compreniez l’état d’esprit dans lequel j’ai pu être en prenant cette décision. Dans cette partie 2, je tenterai d’aborder toutes les questions que j’ai pu me poser. Toutes ces inquiétudes qui peuvent aussi vous faire revenir en arrière.

 

Le processus de réflexion est long et intense à la fois. C’est comme cela que je l’ai vécu. C’est un bilan nécessaire sur ma vie, mon quotidien. C’est surtout un chamboulement moral, émotionnel qui s’est opéré. Lorsque j’ai pensé à ma reconversion pour la première fois, je me suis mis beaucoup de barrières à l’entrée. J’ai de suite pensé :

  • Suis-je assez crédible pour un jour devenir barista ? 

  • Vais-je réussir à subvenir à mes besoins ?

  • Que dois-je faire ? formations ? stage ?

Il est déjà formellement interdit de se poser la question de la crédibilité ! J’ai mis du temps à l’admettre, mais tout le monde est capable. Se poser la question de la crédibilité c’est faire preuve d’humilité. Mais TROP se la poser et en faire un frein, peut vite devenir un handicap. Moi aussi je peux y arriver. Moi aussi je peux mener à bien un projet que J’AI décidé, malgré les embuches du passé. La peur de ne pas subvenir à mes besoins du quotidien est normale et reste constante mais beaucoup moins intense qu’avant. Se faire confiance, revoir ses dépenses, mettre de côté dès que l’on peut, anticiper les mois suivants étaient mes priorités. C’est un tout autre fonctionnement, une remise en question totale sur tout ce que j’ai pu bâtir jusqu’au jour où j’ai dit STOP au commerce.

Ayant tendance à stresser très rapidement et pour pas grand chose, j’ai dû prendre sur moi pour comprendre que je n’aurai pas forcément réponse à toutes ces interrogations. Je devais me poser les questions fondamentales et diriger ma pensée en fonction. L’important était de prendre de la hauteur.

 

  • Que m’apporte mon travail à ce jour ?

  • Quels sont les points positifs à rester ? Quels sont les points négatifs ?

  • En prenant une formation, comment je me rémunère ?

  • A quel moment je le fais ?

Mon conseil serait de réfléchir à une porte de sortie. Se poser la question :

  • Si cela ne fonctionne pas je fais quoi ?

 

C’est un travail de longue haleine. Nombreux sont les soirs, les pauses au travail ou je prenais ma liste de « pour et contre ». J'étudiais les options dans tous les sens. Les pour étaient bien plus nombreux que les contre. Le contre se symbolisait par la peur de l’inconnu, la peur du manque d’argent. Celui-ci fait le bonheur jusqu’à un certain point. Mais je me suis rendu compte que lorsque ce fameux point arrive devant vous pour bien diverses raisons, il est fondamental de se tourner vers d’autres choses qui ont bien plus de valeurs, et qui apporteront ce quelque-chose de non palpable. Je l’appelle le ressenti. Ce ressenti face aux encouragements des gens, cette sensation quand j’entreprends de nouvelles choses en ayant une vision d’avenir et pas d’opérationnel. L’argent ne peut pas remplacer cette sensation. C’est à mon sens ce que tous les entrepreneurs peuvent ressentir. Cette instabilité comblée par la croyance du projet et l’énergie investie pour aller au bout.

C’est en janvier que j’ai décidé d’associer le café à l’influence dans mon quotidien. J’ai dit au revoir au commerce de grande distribution pour me consacrer à mes réseaux et aux grains de café. Il était capital pour moi de conserver mon activité de blogueur, de développer mon compte Instagram et de créer un blog. Réussissant à vivre de cette passion qui réunit l'influence et le digital, j’ai passé de nombreux mois à enrichir mes contenus, les professionnaliser, m’entourer de personnes positives et entreprenantes. Combiner les deux était pour moi essentiel. Depuis janvier, je vis un tout autre quotidien ou je fais de superbes rencontres grâce à Instagram, aux agences et marques avec qui j'ai la chance de collaborer. Communiquer sur ce que j'aime, le tourisme, la cuisine, la mode, tout en ayant cette spécialité café était pour moi un vrai moteur pour développer mes réseaux sociaux.

Au travers de mon analyse qui est très personnelle, je pense qu’il est important de se poser deux questions :

  • Quel est mon plan B si cela ne fonctionne pas ?

  • Jusqu’à quel point je suis capable de changer mon quotidien pour mener à bien mon projet ?

 

Après un gros ras-le-bol de mon précédent emploi, je me suis dis « Camille, tu arrives bientôt à tes 30 ans, fais quelque-chose qui marque ta vie, accorde-toi du temps pour réfléchir à ce que tu souhaites vraiment et agis, prends des risques mesurés qui te seront à long terme bénéfiques ». Ce fut mon leitmotiv pendant de nombreux mois.

 

Après la partie 1 ou je faisais un bilan sur ma situation professionnelle, la partie 2 ou j’aborde les peurs face à un projet, j’aborderai demain en partie 3, le défi de se former tout en étant salarié

 

 À demain !

N'hésitez pas à me laisser vos impressions, commentaires si vous aussi vous avez pu vivre la même chose. 

©2019 by 1m62 / Camille JOLLY